Utopia

The American Dream personified

The American Dream personified

Est il un néologisme assez juste pour caractériser la frénésie de l’élection américaine et l’aspiration générale au changement qu’elle a suscité en chacun de ses habitants ?

La raison semble devoir habituellement séduire le sujet, tant elle est une propriété même des combats politiques.

C’est pourtant un vote de raison et d’idéal qui s’est joué au dela de l’océan puisqu’il  condamne à jamais les dérives d’un double mandat catastrophique et confirme l’intuition commune d’un changement historique.

C’est exactement l’écueil des passions et ce témoignage surréaliste de l’enthousiasme humain à construire de brèves mythologies qui viennent parfois briser les certitudes d’une légende et le gage conditionnel d’une transformation de masse.

Si l’Amérique à toujours su adroitement exporter le modèle du rêve américain, c’est bien elle qui à réalisé le rêve d’un homme « des Amériques ».

Cette campagne restera longtemps le modèle d’une anticipation  spéculative et collective. Les Américains se sont enivrés à concevoir l’image que se faisait un homme de leur pays même si celle ci peut les entraîner au-delà de leurs connaissances. C’est cette raison si utile à la sérénité des choix et la soumission des doutes qui s’est abandonnée à l’euphorie de l’espoir et des croyances sans dégager des éléments de connaissances nouveaux :

Ils savent ce qu’ils ne veulent plus sans envisager précisément ce qu’ils désirent.

Même si le nouveau président émet les signes d’une force naturelle et constante, aussi bien dans ses pensées que dans sa conduite, il est difficilement possible de soulager simultanément les maux d’une impasse Irakienne, d’une possible récession économique et d’une population affectée par des sentiments de tristesse, d’espoir, de colère et d’injustice.

Malgré un vote unanimement significatif, désignant une tendance commune, chaque citoyen américain a tout d’abord observé ses problèmes individuels, imaginant leurs causes et attendant du coup par un vote leur salut.

Le vote, par espoir pour l’Amérique, par passion pour Obama. Mais au jeu sceptique des passions, mieux vaut avoir une illusion exquise qu’une abominable désillusion.

Jonathan Picard. blogueur intermittent pour brooksdebates.

One thought on “Utopia

  1. JaPoYo says:

    Bien dit mon cher John !

    Il y a un détail que tu n’as pas énoncé, qui appui ton argument d’espoir, et revêtit l’image de l’Amérique, celui du premier noir Américain à la tête de la plus grande puissance mondiale. Les mœurs changent, ça fait chaud au cœur !

    Maintenant qu’il nous a mangé la frite Mc Cain, on a plus qu’à voir s’il va casser la barak, de l’irak à l’amérique, du maroc à bamako !

    Bonne continuation !

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