La “querelle” de l’environnement

Elle s’appuie dorénavant sur une maîtrise imparfaite de sa plus simple signification. Certains y verront un ennuyeux exercice de terminologie, mais il paraît évident que son éloquence s’effile à mesure que chacun contribue à lui donner une définition différente.

Or, le terme d’environnement devrait systématiquement faire appel aux notions fondamentales qu’il préfigure en sollicitant la connaissance immédiate et intuitive de chacun des conséquences qu’auront leurs actes sur l’écologie.

L’environnement renvoie alors au domaine individuel (bon sens) mais aussi au domaine culturel, politique et social qui enveloppent les conditions générales à travers lesquelles évolue « l’espèce humaine ».

Le « grenelle de l’environnement » s’est attaché à définir dans sa globalité les préoccupations fondamentales sur lesquelles il s’est concentré, notamment grâce à des débats participatifs réunissant des acteurs déterminants du développement, mais aussi dans la rédaction d’un contenu claire et lisible.

La dimension négative du projet apparaît plus limpide quand la plupart des instruments de sondages viennent prendre la température du projet et la conscience écologique auprès de la population. « L’éco-impact » est inégalement répartit dans les régions françaises et justifie le manque d’implication de certaines régions à s’investir auprès de l’opinion publique pour transmettre l’idée d’un projet commun en matière de développement durable.

Ill faudrait alors, pour privilégier l’apprentissage « écologique » des mauvais élèves, imaginer « l’école du développement ». C’est en ce sens que le « grenelle de l’environnement » laisse entrevoir – malgré sa rigidité rédactionnelle qui s’évertue souvent à négliger le rapport qu’entretient le citoyen avec les textes gouvernementaux – l’espoir d’une réflexion commune sur les liens entre l’idée d’une planète harmonieuse, la réalité et la signification du geste environnemental.

Alors que s’abat la sécheresse sur le bon sens et que le climat des sociétés s’emploie silencieusement à la fonte des consciences collectives, il est salutaire d’imaginer le costume de « l’éco-individu » produisant de « l’éco-pensée ».

Jonathan Picard, blogueur intermittent pour brooksdebates

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